Le musée est installé dans les anciens appartements de Paul de Geiger, directeur des Faïenceries de Sarreguemines entre 1871 et 1914.
Vous y trouverez de riches collections de céramiques, qui témoignent de la diversité des styles proposés par la faïencerie pour couvrir tous les goûts et besoins de sa clientèle en matière de décoration et d’arts de la table.

Faïence, grès ou porcelaine, toute la gamme des produits céramiques est représentée.

Les différentes salles du musée présentent pour l’essentiel des créations de la faïencerie de Sarreguemines qui couvrent une période allant de la seconde moitié du 19ème siècle au premier quart du 20ème siècle.
La faïencerie a définitivement fermé ses portes en 2007, le musée se veut la mémoire technique et artistique de cette industrie qui a fait la renommée de la ville pendant près de 200 ans.

Les différentes salles du musée présentent pour l’essentiel des créations de la faïencerie de Sarreguemines qui couvrent une période allant de la seconde moitié du 19ème siècle au premier quart du 20ème siècle.
La faïencerie a définitivement fermé ses portes en 2007, et le musée se veut la mémoire technique et artistique de cette industrie qui a fait la renommée de la ville.

Le Jardin d’Hiver est sans conteste le point fort du musée.
Autour de lui se déploient les collections, agencées selon des thématiques qui reprennent les grandes catégories des ventes de la manufacture :

- arts de la table : objets du service de table parfois oubliés comme le surtout en forme de paon majestueux, assiettes décoratives, accessoires aux décors peints ou imprimés ;

- objets de fantaisie : vases, plats, jardinières et autres bibelots en vogue au 19ème siècle témoignant de techniques et de styles éclectiques. La majolique est la grande gagnante de cette période : les émaux colorés aux oxydes, appliqués sur la faïence blanche offrent un éclat particulier à la céramique ;

- céramique architecturale : parmi les panneaux faits de carreaux de céramique, en vogue dans les boutiques et restaurants de la Belle Epoque, une grande fresque réalisée d’après Le Boulevard de Théophile Steinlen rappelle que la manufacture a su s’attacher le services d’artistes reconnus. Une collection de poêles et cheminée complète l’offre ;

- céramique d’art : Eugène Grasset, Victor Kremer, Colette Gueden sont quelques noms rattachés à la faïencerie de Sarreguemines, à une époque où la céramique devient un vecteur de la théorie de l’art pour tous. Les lignes Revernay ou Kremlin, aujourd’hui jalousement collectionnées par quelques amateurs passionnés témoignent également de cette orientation de la production.

Le dernier étage est réservé aux expositions temporaires.

 

Le Jardin d’hiver

La pièce la plus précieuse des collections du Musée de la Faïence ?
Sûrement l’ensemble formé par son jardin d’hiver, construit en 1880, et classé Monument historique.

Insoupçonnable de l’extérieur, le Jardin d’Hiver a été érigé entre 1880 et 1882, à la demande du directeur Paul de Geiger.

Avec ses murs entièrement revêtus de faïence de Sarreguemines, sa fontaine monumentale en majolique et ses allégories de la Terre et du Feu, cette pièce se veut l’illustration du brillant savoir faire de l’entreprise.

Classé monument historique en 1979, le Jardin d’Hiver abrite aujourd’hui quelques pièces remarquables en majolique : des vases monumentaux, une coupe signée Alexandre Sandier et une statue de Laurent de Médicis en majolique d’après une sculpture de Michel-Ange.

La mode des jardins d’hiver

Le goût pour ce type de construction naît vers le milieu du 19ème siècle de l’enthousiasme du public pour les serres aménagées en Europe, suite aux nombreux voyages des botanistes vers des territoires récemment conquis ou découverts. Précurseurs en la matière, les Hollandais, forts d’une compagnie maritime puissante leur permettant d’explorer inlassablement de nouvelles contrées, construisent des jardins d’hiver dès 1675 pour abriter le fruit des campagnes scientifiques de leurs botanistes. Sous la protection des souverains et des princes sont ainsi peu à peu réunies des collections de plantes exotiques dans des jardins botaniques et dans des orangeries, puis dans des serres chauffées, pour protéger durant les saisons froides les espèces les plus fragiles.

 

Les fresques en céramique

A la fois hygiénique et décorative, la céramique va, à la fin du 19e siècle, recouvrir boutiques, brasseries, établissements thermaux ou encore restaurants.
A partir de 1880, la manufacture conçoit ses fresques dans son atelier de décoration parisien.
Les projets sont ensuite soumis aux architectes ou aux commanditaires, puis réalisés dans les ateliers de la manufacture.
Le musée possède quelques panneaux remarquables signés de décorateurs comme Martial Simas, Alexandre Sandier, Eugène Grasset ou encore Carl Schuller.

La majolique

A la fin des années 1870 apparaît un produit qui renforce la notoriété de Sarreguemines en Europe :
la majolique.
Il s’agit d’une faïence fine recouverte de glaçures colorées.
Les couleurs privilégiées :
le gros bleu, le bleu turquoise,
le vert dit bronze. Les bibelots, « objets de fantaisie » ainsi que certaines pièces monumentales bénéficient largement de cette nouvelle technique.

Les services de table

Les grands services de table apparaissent à Sarreguemines vers 1845.
Parmi les succès de la manufacture figurent les modèles Papillon et Rouen, datant de la fin du second Empire, ou encore le service Obernai, créé en 1902 par l’illustrateur Henri Loux.
Un seul service pouvait être composé de plus de 100 objets ; et la soupière en constituait la pièce maîtresse.
Les services étaient complétés par des accessoires, du porte-menu au surtout-de-table, que l’on retrouve dans les collections du musée.

Informations visiteurs :

  • Installé dans un monument historique, le musée n'est que difficilement accessible aux visiteurs handicapés. Afin que nous puissions vous faciliter la visite, merci de prévenir de votre arrivée en fauteuil.
  • D'importants travaux de rénovation sont prévus deuxième moitié 2017 au musée de la Faïence.